Le Discours

Le Discours

Fabrice Caro

Gallimard

  • par (Libraire)
    7 mai 2020

    Un petit roman feel good pour poser son cerveau et rire aux éclats des digressions absurdes et sans fin d'un quadra déprimé, éternel spectateur de sa vie ! Vous avez aimé les BD de Fabcaro ? Vous allez adorer son discours !

    Allan


  • par (Libraire)
    2 mai 2020

    Coup de cœur de la chouette

    Les repas de famille vous manquent ? Fabrice Caro (Fabcaro pour les amateur.trice.s de BD) nous rappellent ce à quoi ça ressemble vraiment... On retrouve son humour absurde et son observation amusée de nos petits travers, avec ce huis clos qui n'en finit pas puisque le narrateur attend désespérément un texto de son ex. Alors non, vraiment, un discours pour le mariage de sa sœur, hors de question !


  • par (Libraire)
    30 avril 2020

    Un roman qui vous fera éclater de rire !

    Notre narrateur, âgé d'une quarantaine d'années, est célibataire depuis peu. La rupture a été très difficile à vivre pour lui. Cela fait un mois qu'il tente de s'en remettre. Or, lors d'un dîner en famille, son futur beau-frère lui demande d'écrire un discours pour son mariage. Commence alors un épisode de panique intense. La demande assez simple que lui fait le futur beau-frère le pousse à des réflexions complètement folles sur sa propre vie et les décisions qu'il a pu prendre. Par exemple, au début du roman, il envoi un SMS à son ex-petite amie qui l'a fraîchement largué. Sauf que ce simple petit texto va lui faire perdre la tête car il va passer la soirée à se demander pourquoi elle ne lui répond pas et à se dire qu'il n'aurait pas dû lui écrire. Il va donc passer la pire soirée de sa vie mais nous nous allons beaucoup rire ! En effet, la construction des chapitres en fait un ouvrage qui pourrait se lire dans n'importe quel ordre. Le narrateur passe d'une réflexion à un autre et enchaîne les bonnes phrases.
    Fabrice Caro est l'auteur et illustrateur de la bande dessinée Zai Zai Zai Zai. Lors de cette rentrée littéraire de la fin d'année 2018, il nous émerveille une nouvelle fois avec un roman qui vous fera rire aux larmes. Il suffit d'ouvrir le livre, de piocher au hasard et vous allez vous tordre de rire à tous les coups !


  • 3 avril 2020

    Adrien, 40 ans, célibataire, dépressif à ses heures, dîne chez ses parents en compagnie de sa soeur et de son futur beau-frère. Alors qu'Adrien attend désespérément une réponse au message envoyé ce jour à 17 h 56 à sa compagne qui l'a quitté pour faire "une pause", Ludovic, son futur beau-frère lui demande s'il aurait la gentillesse de faire un discours pour leur mariage "C'est le plus beau cadeau que tu puisses faire à ta soeur.". Dans l'incapacité totale de dire non depuis toujours, Adrien va passer sa soirée à alterner sueurs froides engendrées par la perspective du discours qu'il faudra non seulement rédiger mais en plus déclamer devant un immense parterre d'invités et angoisse atroce liée à l'attente d'une réponse de sa dulcinée. Entre le gratin dauphinois et le gâteau au yaourt, en même temps qu' il écoute pérorer son beauf sur les avantages du chauffage au sol ou les conséquences de la fonte du permafrost et sa mère catégoriser les gens en trois groupes : ceux qui ont un cancer, ceux qui font construire et les autres, il va dérouler le fil de son existence et livrer ses considérations sur la vie en général. On l'aime ce looser magnifique et on sourit, on rit, on éclate de rire. Fabrice Caro signe un roman à l'humour corrosif et décalé, livre une réflexion bien sûr décapante sur le mariage, questionne sur le couple, interroge sur le regard de travers porté sur les célibataires sans enfants.


  • par
    11 février 2020

    "Si vous n'éclatez pas de rire au premier chapitre, on ne peut rien pour vous" (Olivia de Lambertie). J'opine et j'ai ri, mais le souci est que c'est à peu près le seul moment où j'ai vraiment ri. J'ai beaucoup souri ensuite, parce que Fabrice Caro use de formules ou de tournures voire de décalages pas forcément inventifs, mais efficaces. L'écriture est fraîche, légère pour un roman qui peut s'affubler des mêmes qualificatifs. Frais et léger donc et sans doute assez vite oubliable. Adrien se pose beaucoup de questions sur sa vie, la quarantaine juste entamée. Sa difficulté à vivre en couple, à nouer des relations avec autrui, à réellement dire ce qu'il veut et ce qu'il est. C'est un timide, névrosé qui n'ose pas froisser ni même déranger, son éducation et certaines conventions sociales bloquant ses envies de tout envoyer balader. Tout cela est bien vu et il est aisé de s'identifier à certains endroits avec Adrien.

    Là où le bât blesse, c'est que le roman est répétitif et étiré en longueurs. Un peu comme un gag de BD qui ferait une page mais que son auteur aurait décidé de décliner en un album complet. Je me permets cette comparaison puisque Fabrice Caro est aussi connu sous l'alias de Fabcaro, bédéiste.

    Malgré tout, j'ai passé un bon moment, avec quelques bonnes trouvailles de l'auteur (le chapitre, p.65/67, sur la chenille est irrésistible : "La chenille à laquelle personne ne peut échapper. On a beau faire semblant de manger, de parler, d'être au téléphone, peine perdue, la chenille est impitoyable, elle n'épargne personne, elle ne s'embarrasse pas des ego, de la timidité, elle n'a que faire de tout ça, face à la chenille nous sommes tous à la même enseigne, nous sommes là pour nous amuser, nous avons l'obligation d'être heureux, véritable machine à broyer les orgueils, et on se retrouve subitement au milieu de gens et on ne sait pas trop quoi faire de ses pieds, on tente de leur imprimer une sorte de mouvement un peu festif parce que si on marche, c'est pire que tout, marcher dans une chenille c'est être un dissident, c'est affirmer haut et fort Je ne suis pas comme vous, je vous emmerde, j'ai trop de problèmes dans ma vie pour faire la chenille, j'ai lu Le livre de l'intranquillité de Pessoa, vous imaginez quelqu'un qui a lu Le livre de l'intranquillité de Pessoa faire la chenille ?" -personnellement, lorsque j'entends les premières notes, ce qui oblige à connaître les premières notes de la chenille, je sors si le temps le permet, je vais aux toilettes, je tente désespérément de trouver un subterfuge pour y échapper), des personnages très réalistes, de ceux qu'on croise tous les jours, qui nous ressemblent, sympathiques jusque dans leurs -voire surtout dans leurs- maladresses, balourdises. Il vient de sortir en format poche, l'occasion pour chacun de se faire sa propre idée et, sans arrière pensée, de lire un roman qui détend.


  • 10 février 2020

    Conseillé par Coralie

    Fabrice Caro, d'abord connu pour ses bandes dessinées à l'humour décalé et acide, nous plonge dans un roman décapant.
    Adrien assiste au repas dominical habituel chez ses parents. Il attend une réponse au sms envoyé à Sonia, son amoureuse qui lui a demandé une "pause".
    Le message a été lu à 17 h 54 mais rien depuis... L'attente insupportable s'annonce. C'est ce moment que choisit son beau-frère, pour lui demander de prononcer un discours pour son mariage.
    Commence alors une longue impatience mélancolique, ponctuée de l'écriture imaginaire de ce discours qu'il n'a aucune envie de prononcer, lui qui n'est jamais venu accompagné aux repas. Un roman qui n'est pas sans rappeler les longs dimanches passés à table. Fabrice Caro a le talent de situer ses romans et bande dessinée dans le quotidien, en les assaisonnant de situations hilarantes et désespérantes.


  • par (Libraire)
    7 février 2020

    A raison d'un éclat de rire minimum par chapitre, et de 43 chapitres, je vous mets au défi de ne pas rire au moins 43 fois en lisant le discours de Fabrice Caro!